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Comitati Solidali e Antirazzisti

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après le 1er mars
attention à l’oncle Tom

Etrange « grève » que celle qu’a sponsorisé le Parti Radical, bourgeois, filo-impérialiste et pro yankee. Etrange « grève » que celle qu’ont favorisé et loué les entreprises, qui encaisse l’appréciation du président de la Chambre, des associations de patrons petits et grands. Etrange « grève » que celle qui est exaltée par la presse de régime parce qu’elle a mis au centre « l’utilité » des immigrés et parce qu’elle essaie de mettre en fuite la sainte indignation qui s’insinue parmi eux.
La patine d’antiracisme light ne couvre pas la signification authentique du premier mars, de même que cette signification ne se transforme pas par la bonne foi de ceux qui – immigrés et indigènes – l’ont soutenue, et encore moins par les adhésions des appareils syndicaux petits et grands et des différents sigles de la gauche décadente. Le fait que, y compris à cause des difficultés de la situation, une partie des gens se trompe, nous incite à une plus grande clarté et responsabilité. Il s’est agi d’une initiative intégrationniste et paternaliste, instrumentale et réductrice par rapport aux besoins les plus profonds d’êtres humains qui vivent et  arrivent en Italie en provenance d’autres pays. Nous sommes face à une tentative bipartisan de jouer la médiation ou d’occulter l’inconciliable conflit entre la tension humaine et sociale à une communance nouvelle basée sur l’égalité et le respect réciproque d’un côté, et les obsolètes assises oppressives et patronales pétries de chauvinisme et de xénophobie de l’autre. Derrière les légèretés antiracistes démocratiques et le petit spectacle de bonté offert par la presse et la télévision pour le premier mars, se dissimule mal un projet culturel, social et politique, grave et dangereux qu’il faut comprendre et affronter sans médiations.
Essayons de comprendre mieux ce qui est en train de se passer. Depuis un an et demi, face à une vague de racisme déferlant dans la société, alimentée par l’Etat et à laquelle les forces progressistes ne se sont absolument pas opposées, certains processus en contre-tendance ont commencé à s’exprimer. A plusieurs reprises des frères et des sœurs immigrés ont pris l’initiative en engageant des luttes et des protestations pour défendre leurs conditions de vie et leur dignité humaine. En soutenant ces saintes et fécondes insurgences, nous de Socialismo rivoluzionario avons commencé une campagne de sensibilisation pour susciter la solidarité antiraciste, en donnant vie à un processus d’union des avant-gardes qui s’est concrétisé dans la construction des Comités solidaires et antiracistes (CSA). En même temps, nous avons promu avec d’autres forces (Unicobas et Parti humaniste) la coalition StopRacisme. Ce processus a eu une première expression dans la manifestation du 4 octobre 2008 à Rome qui a permis, malgré l’isolement et le boycott de la part de la politique, une radicalisation de secteurs antiracistes, et qui a de façon éclatante secoué, momentanément, l’ensemble de la gauche autour du thème crucial du racisme. A travers un parcours complexe, on arrive ainsi à la conformation d’un vaste front unitaire (comprenant d’ailleurs la Cgil) autour d’une plateforme entièrement analogue à celle proposée par StopRacisme, et on arrive ainsi à la manifestation du 17 octobre 2009.Cette dernière a non seulement été la manifestation antiraciste la plus significative après le 3 février 1996, rallumant espoirs et activités, permettant un développement ultérieur des CSA ; mais elle a aussi été dans l’absolu la plus importante expression d’opposition unitaire, cohérente et de proposition contre le centre-droite au cours de ces dernières années. Depuis lors, tandis que les luttes de nos frères continuaient – assumant même des formes dramatiques comme dans le cas de Rosarno en réponse à la chasse à l’homme – et que se développait lentement l’initiative sociale et antiraciste diffuse, une réaction démocratique bourgeoise, décidée et sournoise, prenait corps, tendant à s’opposer à ces processus.
La grande presse – financée par de puissants groupes industriels – a accentué sa grosse caisse systématique pour l’intégration des immigrés « bons » et « réguliers » qui travaillent disciplinés et qui sont disposés à être des sujets de seconde classe dans ce régime. Parce que quand l’on parle « d’intégration » c’est cela qu’on entend : soumission sans conditions, acceptation du rôle de serviteurs utiles ou de « libérés » sous tutelle. La dimension humaine de nos frères et sœurs est absolument et explicitement ignorée ou foulée aux pieds comme le montrent de nombreuses lois et mesures « intégrationnistes » déjà adoptées sur le plan des expulsions, de la liberté religieuse, de l’assistance santé, de l’accès à l’éducation, etc.
En ce qui nous concerne, aucune intégration n’est possible si elle n’est pas avant tout la reconnaissance et la pratique active – dans toutes les sphères de l’existence – de la commune humanité dans la diversité d’expressions culturelles qui lui est propre, dans le respect réciproque et dans le dialogue constant. C’est précisément contre cette priorité de la commune humanité, en faveur de la prévalence des intérêts étatiques et patronaux nationaux qu’a été convoqué le premier mars ; c’est précisément contre l’insurgence humaine et auto-organisée par en bas dont sont protagonistes des frères et des sœurs en défense de leurs exigences qu’est en acte la tentative paternaliste et de sommet que nous dénonçons ; c’est précisément contre un mouvement solidaire et antiraciste développé de façon diffuse qu’avancent, de façon bureaucratique et froide, les grandes forces de la conservation.
La réaction démocratique bourgeoise, patronale et paternaliste qui se révèle avec le premier mars trouve malheureusement des complicités à gauche, mais nous ne savons pas si cela s’explique par l’inconscience ou par un irréfrénable caractère conciliant envers les logiques dominantes. Les mêmes organisations qui avaient adhéré à la plateforme du 17 octobre en ont, avec désinvolture et sans explication, abandonné la lettre et l’esprit pour succomber aux tentatives de médiation et de capitulation explicite dans les mots d’ordre et dans les formes du premier mars. Ce qui est pire encore, c’est qu’il arrive que des immigrés « responsables », « modérés » et « collaboratifs » défendent et défendront ces mêmes logiques, ils s’en font les porte-voix en espérant en être récompensés.
Ce sont des raisons ultérieures pour conduire notre engagement avec une détermination renouvelée et avec intransigeance ; nous continuerons notre lutte en vertu des contenus et des méthodes qui ont inspiré et permis la réalisation du 4 octobre 2008 et du 17 octobre 2009.
Même le premier mars a dit, sous forme de farce, que la question cruciale dans ce pays est l’immigration, donc l’opposition antiracisme/racisme. Pour nous c’est essentiellement une question humaine et elle doit être affrontée comme telle ; pour les pouvoirs négatifs, c’est une question économique et administrative, de caporaux et de police, et ils continueront à la traiter comme telle. Pour les religieux – qui pourraient pourtant avoir tant d’importance – cela n’est pas très clair, étant donné que dans la dernière phase leurs associations (avec de rares exceptions) ont pratiquement été absentes de la scène publique. C’est aux frères et aux sœurs d’autres pays, aux personnes animées de sentiments et de pensées solidaires et antiracistes de façon cohérente que revient la réponse fondamentale : multiplier l’effort conscient de construction et organisation diffuse de milieux solidaires actifs et d’ensemble, absolument indépendants des institutions étatiques et patronales, qui puissent améliorer la vie et faire mûrir la conscience de tous et de chacun en raison de la commune humanité et du bien partagé. Les conseils de quelques oncles Tom ne servent qu’à masquer les recettes oppressives et patronales, les CSA sauront faire leurs les leçons de Malcom X et de Jerry Masslo.

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